Un mariage laïc

Un mariage, laïc ou non, est la manière la plus charmante d’officialiser l’union de deux êtres avec la solennité nécessaire à cet engagement pour la vie.

Angélique et Alain se posèrent alors la question : « à qui confier l’organisation de cette cérémonie ? ». Gaël Delaite, leur photographe et ami, leur donna mes coordonnées.
Dans l’après-midi du 15 juin dernier, Angélique m’a téléphoné et demandé s’il m’était possible de prendre en charge cette affaire. Pour leur mariage le samedi suivant…

Un premier entretien le lundi 17 pour écouter les souhaits de ce couple, puis la rédaction d’un projet de cérémonial. Un second entretien le mardi 18 pour présenter ce projet et en préciser les derniers détails. Et voilà un mariage laïc tout prêt !
Il ne restait plus qu’à s’accorder sur les textes à lire au cours de la cérémonie, sur la couleur des rubans et leur symbolique, et pour finir, sur la teneur de la profession de foi des mariés. Tout fut prêt le jeudi 20.

Quelques conseils aux différents intervenants : les témoins bien sûr, et la maman de la mariée, qui tenait à dire un mot à sa fille et à son gendre.
Une répétition le jour même pour que chacun visualise son rôle.
Des antisèches juste à côté du micro, pour le cas où…

Seule la météo généra de l’inquiétude au dernier moment : un orage a sévi sur Montferrat cet après-midi là, pour finir par laisser le soleil illuminer la cérémonie !

Un mariage laïc

Celle-ci s’est brillamment déroulée. Chacun fut au rendez-vous, et l’émotion n’était pas la dernière !
Un grand merci pour leur confiance aux mariés !

Pour découvrir Gaël Delaite photographe, cliquez ici.
Plus d’informations sur cette prestation en cliquant ici.

Le quartier des Caïs

Le quartier des Caïs, ou l’accompagnement d’un auteur.

Quand on est profondément attaché à son quartier, qu’on y a vécu et aimé, il est parfois tentant d’en relater l’histoire.

C’est le défi que s’est lancé Christian Daoust. De son écriture fine et nerveuse, ce Fréjussien a noirci près d’une centaine de pages grand format, petits carreaux. Lui restait à trouver qu’en faire.

Le quartier des Caïs

Après un premier entretien, un essai de dactylographie de quelques pages et un accord sur les modalités de travail, nous avons convenu que l’aventure méritait d’être tentée.

Au résultat : un livre de trois cent vingt-huit pages, en vente en librairie et en version électronique. Son titre ? Le quartier de Caïs.
Disponible en cliquant ici, par exemple.
Christian s’est pris au jeu et s’est d’ores et déjà lancé dans l’écriture d’un autre opus.

Vous êtes tenté par l’aventure de l’écriture ? Je vous y  accompagne !
Pour me contacter, cliquez ici.

D’une rive à l’autre

D’une rive à l’autre, tel est le titre du petit dernier…

Après plus de cinquante ans de silence, Marité a franchi le pas du récit. Elle a souhaité raconter sa vie passée de l’autre côté de la Méditerranée, et ses premières années d’installation à Draguignan.

Son but ? simplement poser les mots qui évoquent cette autre époque, dans cet autre pays qui fut le sien. Profondément le sien.
Son histoire est une histoire d’amour avant tout. L’amour de sa famille, celui des gens qu’elle a côtoyés, celui aussi d’une contrée. L’amour de la vie tout bonnement.

L’aventure de ce récit est née d’une rencontre. Ce fut le déclic, la conscience subitement pressante que c’est maintenant qu’il faut parler et écrire. Marité craignait de ne pas savoir comment, de ne plus se souvenir.
Notre premier entretien l’a mise en confiance, elle s’est surprise à se remémorer des détails qu’elle croyait perdus à jamais.

D’une semaine à l’autre, cette jeune dame de bientôt 90 ans a retrouvé le sourire, celui de sa jeunesse, en même temps qu’elle effectuait ce voyage, là-bas, à Alger puis en Kabylie.
Plus élégante que jamais, Marité a redoublé d’attention envers elle-même.
Sa santé même s’est améliorée.

D'une rive à l'autre, biographie

Vint le jour où nous avons décidé que le travail de narration était terminé. Quelle émotion ! Une dernière relecture, quelques corrections de dernière minute sur un détail ou un autre.

Une autre émotion fut celle de la remise de son livre, qu’elle destine d’abord à ses enfants. Elle sait que ses petits-enfants sont déjà impatients de découvrir D’une rive à l’autre. Elle se plaît à minauder en laissant croire qu’il est impossible que ces jeunes s’intéressent à ces années oubliées.

Et pourtant !

Vous aussi, vous souhaitez laisser un écrit de votre histoire ? sans attendre, contactez-moi !
Récit de vie, biographie : plus d’informations en cliquant ici.

Assistance administrative

L’assistance administrative : la garantie d’être en règle dans ce domaine de plus en plus complexe et difficile d’accès.

assistance administrative

Ce n’est un secret pour personne : la dématérialisation annoncée pour 2022 est un facteur d’aggravation de la situation de beaucoup d’administrés.
Notre vie administrative est dense : impôts, banques, assurances, abonnements divers tels que fourniture d’eau, d’électricité ou de téléphone… Autant de domaines où il n’est pas pensable de ne pas être au rendez-vous. Sous peine de sanctions douloureuses, comme des frais supplémentaires dont on serait heureux de faire l’économie, ou la coupure d’un service. Et de tous les tracas qui vont avec.

C’est pourquoi il est si important de ne pas se laisser déborder. Il faut ouvrir chaque lettre reçue, la lire et lui donner une suite quand c’est nécessaire. Classer ses papiers est indispensable pour conserver la mémoire de ce qui a déjà été fait. Établir un tableau de bord permet de s’assurer d’un coup d’œil qu’on est à jour ou qu’il est temps de réaliser telle tâche ou telle autre.

Quelle que soit votre situation, je vous apporte cette assistance administrative. Pour remettre en ordre une situation et repartir sur une bonne base. Ou pour gérer cette situation sur le long terme. Un contrat encadre la prestation choisie, vous garantissant la sécurité que vous êtes en droit d’attendre d’un professionnel.

Plus d’information sur la prestation en cliquant ici.
Et pour me joindre, ici.

Portrait d’une cliente

Simone a 76 ans, et besoin d’assistance.

17 janvier 2018, la catastrophe. Son mari décède à l’hôpital, l’y laissant seule et désemparée. Simone ne sait pas passer un appel avec le téléphone portable dont il se réservait l’usage. Dans le répertoire, une infirmière parvient à trouver le numéro d’une amie à appeler à l’aide. Elle le compose, passe l’appareil à Simone, qui le lui remet à la fin de la communication, ne sachant quoi en faire alors.

écrivain public - assistance administrative

Quarante années de vie commune, quarante années à le laisser gérer la vie administrative et financière du couple. Et maintenant ? la famille ? elle en est coupée depuis si longtemps… Où trouver l’assistance dont elle a besoin ?

Mon réseau la met en contact avec moi. Nous sommes dans l’urgence. La situation de ma cliente est plus que précaire : à un endettement chronique et dangereux s’ajoute la totale méconnaissance de sa situation administrative et financière. Peu d’archives papier, Monsieur avait opté pour la dématérialisation du traitement. Il est malheureusement parti avec les éléments de connexion et l’ensemble des identifiants et mots de passe. L’ordinateur est verrouillé, pas de pense-bête pour nous aider.

Première opération : établir la liste des organismes auxquels ils s’adressaient. Pour cela, il faut rassembler les documents disponibles, les trier puis les classer. Enfin, faire appel à la mémoire de Simone.

écrivain public - assistance administrative

Un tableau de bord recense les premières informations collectées. Elles sont rapidement complétées avec les coordonnées des établissements identifiés. Grâce au téléphone où Monsieur avait eu l’excellente idée de permettre la consultation de l’une des messageries qu’il utilisait, je peux retrouver les comptes et profils en ligne et créer ceux qui manquent.

Simone ne comprend pas bien ce qu’il se passe. Elle a conscience des enjeux et de la nécessité de gagner l’autonomie qui lui fait encore défaut. Sans toutefois imaginer un instant comment s’y prendre, sans être non plus persuadée qu’elle saura se montrer à la hauteur : ce monde la dépasse, l’univers qu’elle découvre lui est totalement étranger.

Cependant, avec les bribes récoltées précédemment et quelques heures de travail, je parviens à reconstituer la quasi-totalité des accès aux ressources pour mettre à jour la situation et procéder aux différentes démarches induites par ce récent veuvage.

Aux opérations en ligne viennent s’ajouter les nombreuses démarches par téléphone et par courrier. Je finis par gagner la confiance de mes interlocuteurs. Nous sommes dans un milieu rural, où il est plus facile de se connaître et de générer un capital confiance confortable.

Les jours et les semaines passent, la situation s’assainit. Isolée, esseulée, Simone semble trouver en ma présence une forme de réconfort. Petit à petit, je lui montre le détail de mes travaux. Il ne s’agit pas de lui mettre le pied à l’étrier pour la lâcher au galop, mais bien de l’accompagner vers une certaine autonomie.

Sur ma proposition, nous avons rencontré ensemble une assistante sociale de l’assurance retraite. Celle-ci a trouvé la situation bien prise en main. Elle nous a apporté son concours en facilitant la constitution et le traitement du dossier de demande de la CMU-C, obtenue quelque temps plus tard.

Si l’ordinateur lui restera sans doute à jamais étranger, Simone s’accoutume au téléphone, fixe ou portable. Elle apprend à lire et à envoyer des SMS. Elle ne craint plus de passer un appel. Ce dernier point demeure cependant limité aux personnes qu’elle connaît. Pour le reste, elle compte sur moi.

Aujourd’hui, ses papiers sont en ordre, sa situation administrative aussi. Il nous aura fallu pas loin de quatorze mois de cette assistance pour venir à bout des démarches liées à la réversion des revenus de Monsieur, abonné à de nombreuses caisses de retraite. Nous en aurons même profité pour régulariser une pension de retraite que Simone n’avait pas réclamée en son temps, faute d’avoir eu connaissance de cette ressource.

Les dettes ont fait l’objet de négociations avec le créancier unique. Nous avons mis en place un échéancier. L’apprentissage de la gestion du budget fut aussi une aventure. Ces dettes seront remboursées à la fin de cette année. À partir du mois de novembre, le pouvoir d’achat de Simone va faire un bond non négligeable.

Le tableau de bord s’est enrichi, Simone sait maintenant le lire. Mes visites se sont espacées. Depuis quelques mois, je ne viens plus qu’une fois par mois, pour une petite heure d’assistance administrative. Ou à la demande si nécessaire, ce qui demeure très rare.

Un coup de téléphone de temps à autre, juste pour rassurer. Tout va bien maintenant.

Portrait d’une cliente.

Cette dame élégante, d’une soixantaine d’années, semble à son aise dans l’existence. D’évidence, elle sait s’habiller dans les grandes enseignes à la mode, et fréquenter les salons de coiffure chics et les instituts de beauté. Son maquillage discret répond aux standards du moment. Sans compter son allure, qui annonce une personnalité assurée, une éducation assumée. Quelqu’un de bien, bien dans sa vie, à sa place dans le monde, et semblant savourer un bonheur léger et efficace.
Que pourrait-il lui manquer ?

Son appel avait pour objet la rédaction d’une lettre personnelle. Une lettre à sa fille.

écrire pour une cliente

Après une présentation réciproque, quelques banalités dont le but est de s’assurer du degré de confiance qu’on peut accorder à son interlocuteur, nous voici devant le cœur du sujet, si je puis dire.

Derrière cette façade agréable à contempler, rassurante, se cache une terrible misère sentimentale. Cette maman, grand-mère d’une petite fille de 6 ans, vit recluse dans son monde intérieur. Rejetée par sa fille, Madame R. décrit l’absence d’amour filial comme une blessure profonde, une déchirure, dégoulinante de tristesse, et rouverte à chaque pensée tournée vers son enfant. Les yeux de cette belle personne ne sont qu’un abîme au fond duquel hurlent le désarroi et la douleur. Plus de contact, aucune réponse, absence délibérée.

Madame R. voudrait renouer le dialogue. Écrire une lettre lui semble le meilleur moyen, plus adapté qu’un appel téléphonique, que ne prend jamais sa fille. Des mots choisis, des tournures de phrases précises, pour exprimer ce qui se situe à la frontière de l’indicible.
L’entretien, on l’imagine, est chargé d’émotions. Il faut plusieurs pauses pour aller à son terme.

Après avoir écouté ma cliente et compris la nature de ses attentes, je formule quelques propositions de texte. Elle choisit, nous explorons les compositions possibles. Au fur et à mesure de notre échange, elle gagne en assurance, rassérénée par l’idée que cette solution qu’elle osait à peine imaginer est là, à portée de sa main.

Une dernière relecture, et la voici qui sourit enfin. Un peu. Enregistrer, imprimer, transmettre. Elle repart avec la lettre dont elle rêvait, et de l’espoir dans sa démarche.

Séminaire 2019 du GREC

séminaire du GREC
Une assemblée attentive, laborieuse et cependant détendue. Un vrai temps de partage et de remise en selle. Vivement l’année prochaine !

Pour leur séminaire 2019, les Écrivains-Conseils® du GREC se sont réunis du 15 au 17 mars à Landerneau. Sous un soleil breton tout-à-fait de saison, les travaux ont été rondement menés.

Les grécistes se sont attelés à la rédaction de fiches métier et à l’évocation de divers aspects de leur profession.
Pas loin de vingt-huit prestations sont en effet proposées par ces spécialistes de l’écriture.
Pour ma part, c’est la biographie, l’atelier d’écriture et le conseil en écriture que je développe plus particulièrement.
La présentation de l’écrivain public numérique a aussi retenu mon attention. Tout comme le projet porté par le GREC Phare Ouest : la réalisation d’une série de portraits d’artisans. À transposer en Dracénie ? ce serait une bonne idée…

Ce fut aussi pour moi l’occasion de faire connaissance. Et d’échanger sur nos pratiques, d’engranger conseils et bonnes idées. J’ai bien noté que j’avais des progrès à faire, en communication notamment !

L’ambiance fut des plus agréables, la bienveillance était de mise. Entrecoupées de repas pris en commun, les séances de travail se sont succédé dès potron-minet jusque tard en soirée. Voire, pour certaines, loin dans la nuit !

Une assemblée générale ordinaire a également ponctué ce rendez-vous. Un nouveau conseil d’administration a vu le jour, avec, à sa tête, Marie-Odile Flambard. Yvonne Savary a quitté ce poste après quatre années de labeur au profit de l’association.
Au cours du dîner du samedi soir, elle a reçu plusieurs livres en remerciement de son dévouement.

Le séminaire 2019 est mort, vive celui de 2020, en Alsace très certainement !

La Retirada

Un épisode de notre histoire, dont les conséquences sont visibles encore aujourd’hui. Par exemple…

Hier, un monsieur de bientôt 90 ans me racontait qu’à l’âge de 6 ans, il se trouvait avec ses parents et son frère dans un petit village du Pays Basque espagnol. Son père avait perdu son entreprise dans la tourmente de la crise de 1929, et s’était retiré là, d’où il était originaire et où il avait quelques terres de famille.
Quand arrivèrent les troupes franquistes… Chasse aux Républicains, couvre-feu, terreur… Son père s’est enfui pour échapper à ces exactions, laissant sa famille à son sort.

Un soir que sa maman est alitée avec une forte fièvre, mon narrateur se rend à la ferme la plus proche pour y acheter du lait et confectionner une boisson chaude additionnée de teinture d’anthurium afin de la soigner. La traite demande plus de temps que prévu, il ne prend le chemin du retour qu’après l’heure du couvre-feu.
Et se fait arrêté par une patrouille dont le chef décide d’appliquer la consigne selon laquelle toute personne non autorisée circulant pendant ce couvre-feu doit être fusillée sur-le-champ.

Alors que la troupe s’apprête à exécuter ce petit garçon, surgit un officier qui interpelle celui-ci et lui demande la raison de sa présence ici à cette heure tardive. Le bonhomme raconte et demande à porter le lait à sa mère malade en promettant de revenir sitôt la potion concoctée.
Après quelques secondes d’hésitation, l’officier siffle en espagnol : « file ! », accompagnant ses paroles d’un geste sans équivoque. Le gamin s’esquive avec son pot de lait.

Bien des années plus tard, ce monsieur est lui-même devenu officier dans l’armée française. Et alors qu’il croyait avoir oublié cet épisode depuis longtemps, une situation particulière survenue en opération au cours de la guerre d’Algérie va changer le cours de nombreuses vies de femmes et d’enfants…

Mais ça, c’est une autre histoire !…

Réfugiés espagnols pendant leur transfert au camp de Barcarès (Pyrénées-Orientales), mars 1939, Robert Capa © Musée national de l’histoire et des cultures de l’immigration.

Ce vieux monsieur a vécu la Retirada, Français perdu dans le flot de réfugiés. Avec sa mère et son frère, ils ont fini par pouvoir justifier de leur nationalité et rejoindre la région parisienne, non sans avoir été témoins de ces événements tragiques.

Préparer un beau mariage

les mots de votre mariage
Avec les beaux jours se rappellent à nous le temps des amours, et la consécration du mariage.

Religieuse ou laïque, la cérémonie est le moment privilégié des paroles échangées, des engagements solennels.

Certaines personnes préparent l’événement en s’y prenant très tôt, d’autres avec moins d’anticipation.
Qu’importe ! l’essentiel est d’être prêt le jour J.

Autour d’un thème, ou sans… mais avec des invités, ça oui ! L’idée est de partager ce moment avec ceux qu’on aime. Famille, amis, collègues, à chacun de choisir.

Comment se déroulera ce mariage ? la cérémonie ? le vin d’honneur? le repas ? qui prendra la parole ? comment pérenniser ces instants de bonheur ?

Il faudra trouver les mots justes, les mots forts, à déclamer dans l’émotion, donc à préparer.
Pour vous aider, je vous propose ma plume et l’écoute nécessaire dont vous avez besoin.
Pour me contacter, cliquez ici, ou appelez-moi au 07 83 31 07 97

Et bien d’autres idées en visitant Mariage et Savoir-faire

Devoir de mémoire : la Shoah

C’est aujourd’hui la cette journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de la Shoah. À cette occasion, je vous suggère de vous intéresser à ce livre de Victor Klemperer : LTI, la langue du IIIe Reich.
 
Et écoutez, lisez, cherchez dans l’usage fait de notre langue aujourd’hui s’il se trouve quelques analogies avec ce que décrit Klemperer.
Une pensée également pour la novlangue d’Orwell.
mémoire de la Shoaoh
Le philosophe allemand Victor Klemperer s’attacha dès 1933 à l’étude de la langue et des mots employés par les nazis.
Ses sources : discours radiodiffusés d’Adolf Hitler ou de Joseph Goebbels, faire-part de naissance et de décès, journaux, livres et brochures, conversations, etc. Il a ainsi pu examiner la destruction de l’esprit et de la culture allemands par la novlangue nazie.
En tenant ainsi son journal, il accomplissait aussi un acte de résistance et de survie.
Sitôt après la guerre, en 1947, il tirera de son travail ce livre : LTI, Lingua Tertii Imperii, la langue du IIIe Reich. Cet ouvrage est devenu la référence de toute réflexion sur le langage totalitaire. Un livre à la mémoire des victimes de la Shoah.
Sa lecture, à près de soixante-dix ans de distance, montre combien le monde contemporain a du mal à se guérir de cette langue contaminée. Et qu’aucune langue n’est à l’abri de nouvelles manipulations.