Écriture et intelligence artificielle générative ? Oui, nous sommes déjà dans cette cohabitation de l’homme et de la machine. Qui n’a pas encore entendu citer ici ou là ChatGPT ou Mistral, ou tout autre robot rédactionnel ? Mais alors, où en sont les professionnels de l’écriture avec ces nouveaux venus ?

Écriture et l’intelligence artificielle : une évolution inéluctable
Certains métiers de l’écriture ont déjà quasiment disparu, comme celui de rédacteur web, par exemple. Ceux qui s’y accrochent — on peut comprendre pourquoi — l’ont fait évoluer vers celui d’architecte de contenus. Face à la concurrence de l’intelligence artificielle générative, ils ont dû s’adapter. Savez-vous qu’il faut bien deux heures à un rédacteur expérimenté pour écrire un article de huit cents mots ? L’intelligence artificielle générative, quant à elle, n’a besoin que de quelques minutes si la requête — le prompt — est correctement libellée. Alors, le client a vite fait ses comptes et réorienté ses choix. Qui l’en blâmerait ?
L’utilisation de ces outils de rédaction s’est vulgarisée depuis plusieurs années maintenant, avec le lancement de ChatGPT en novembre 2022. Nombreuses sont les personnes qui en usent aujourd’hui, non seulement pour écrire, mais aussi pour bien d’autres tâches improbables. Comme obtenir des réponses à des questions telles que : « Qu’acheter à mon frère pour Noël ? » Passons sur les étudiants qui confient leurs devoirs, leurs mémoires de stage ou autres documents d’importance à ces outils.
Écriture et intelligence artificielle : cohabitation ou coexistence ?
Alors, comment peut réagir notre écriture face à cette emprise toujours plus importante de l’intelligence artificielle générative dans nos vies ? Sans doute comme toujours, en faisant preuve d’un esprit critique suffisamment affûté et entretenu. Mais, il faut l’avouer, il est bien difficile de faire la part des choses dans un monde où les images et les mots vont si vite ! Où les frontières entre le vrai et le faux sont de plus en plus floues. Nos capteurs sont submergés par le flot des fake news, sans répit pour notre esprit qui, souvent, finit par abdiquer.
Prendre du recul, c’est prendre le risque de décrocher, de tomber du train… de ne plus « avoir la réf’ » ! On tenterait de surnager, sans digérer le repas du jour, alors que le suivant est déjà servi. Le témoignage d’un professeur d’université enseignant ces techniques de l’intelligence artificielle est édifiant. Il confie à ses élèves que ce qu’il enseigne en septembre ne sera plus d’actualité en juin… Le train, justement, où va-t-il comme ça ? Ce voyage est-il indispensable ?
Chacun reste bien entendu libre d’opérer ses propres choix et d’assurer sa propre sécurité. Sans oublier que nous jouons collectifs, que les actes des uns ont consécutivement des effets dans la vie des autres. Faut-il nécessairement suivre le troupeau pour trouver un nouveau pâturage ? Se laisser aspirer par le mouvement de masse dont on ne sait où il va ? Comment faire autrement ?
Et moi, dans tout ça ?
Une chose est sûre : j’apprends à composer avec cette nouvelle actrice de premier plan, l’intelligence artificielle générative. Comme tout le monde, puisque, comme la plupart d’entre nous, je n’ai aucun moyen d’action sur elle. Ni pour m’y opposer ni pour la développer. Je pense aux ressources que cela consomme, au détriment de la planète qui peine tant à les renouveler. Au détriment d’autres utilisations.
Je n’oublie pas que le cœur de cet outil est Internet et son incommensurable masse de données. Les datacenters, gourmands en espace et en énergie, sont les nouvelles mémoires de l’humanité, accessibles aux pirates qui savent les chatouiller. D’ailleurs, par défiance, je prends garde à ne rien lui confier de personnel, ni de moi ni de mes clients. Je doute de la confidentialité du stockage de ces informations confidentielles. Qui me ferait confiance ensuite ?
Non, pour écrire, je vais continuer à utiliser ma — modeste — intelligence, que les plus taquins pourront qualifier d’artificielle. Soit. Grand bien leur fasse. J’en connais d’autres qui apprécient ce que j’écris pour eux, et c’est tant mieux. En aucun cas, je ne souhaite me priver du plaisir que me procure l’écriture. Au prix de nombreuses heures à travailler le texte, à choisir les mots, leur agencement, pour aboutir au résultat escompté. Parce que c’est bien connu : écrire est source de mieux-être, parfois d’un bonheur qui ne s’arrête pas au texte. On écrit toujours pour être lu, par soi déjà, et au-delà bien souvent !
En conclusion
Et vous ? Où en êtes-vous de vos réflexions à ce sujet ? Avez-vous déjà une idée de la manière dont vous allez faire coexister votre écriture avec l’intelligence artificielle générative ? Voici une source qui me va bien, je vous propose de la consulter. Nous pourrons en parler si vous le souhaitez. Cliquez ici pour prendre contact. À très bientôt !

